UX SERIES 8 : Mobility Work chez Saint Gobain Sekurit

« Mobility Work se démarque d’autres outils très contraignants qui limitent les possibilités de personnalisation »

Dominique Domas est en charge de l’activité fiabilité maintenance au sein de Saint Gobain Sekurit, et travaille au siège de la société, Saint Gobain Sekurit International. Son périmètre d’activité couvre l’ensemble des usines de Sekurit spécialisées dans l’activité verrière automobile (pare-brises, vitres latérales, lunettes arrière), soit 32 usines réparties dans 19 pays.

Son activité consiste entre autres à standardiser l’activité maintenance à travers les différentes usines du groupe, et à généraliser l’échange de bonnes pratiques d’une usine à l’autre. Si l’outil de production est commun, celles-ci fonctionnent actuellement en autonomie en ce qui concerne la maintenance. M. Domas nous raconte les premières étapes du déploiement de la plateforme de gestion de maintenance Mobility Work au sein du groupe, et nous parle de ses objectifs en termes d’harmonisation des bonnes pratiques de maintenance.

 

Comment avez-vous connu Mobility Work ? Qu’est-ce qui vous a convaincu de tester le produit ?

Dominique Domas : J’ai connu Mobility Work grâce à NOVA External Ventures, une équipe interne en charge de bâtir des partenariats avec des start-ups et incubateurs dans le monde et alignés avec les grands axes stratégiques du Groupe Saint Gobain. Entre autres, nous nous intéressons en effet de plus en plus à l’Industrie 4.0, aux smart devices, aux lunettes connectées, etc.

Plus que par le site, j’ai vraiment été convaincu par la présentation réalisée par M. Marc-Antoine Talva (CEO de Mobility Work), qui nous a permis de balayer l'ensemble des prérequis indispensables à la maintenance : possibilité de faire du préventif et du correctif, savoir gérer des pièces détachées, structuration de l’ensemble des données ... C’est cette présentation qui m’a convaincu de sauter le pas et de tester l’outil concrètement.

 

L'outil Mobility Work est-il déjà en place au sein votre société ?

Pour l’instant, l’activité est encore en mode « projet », et Mobility Work est actuellement en phase d’évaluation au sein de Sekurit. La première phase du projet consistait à déployer Mobility Work sur l’un de nos sites français, à Aniche, puis suite à cela, à tester le mode réseau qui fait partie des promesses principales de Mobility Work. Nous souhaitions ainsi pouvoir connecter rapidement plusieurs usines, ici le périmètre d’extension étant deux autres usines en France. Le groupe Saint Gobain Sekurit étant un groupe international, l’idée est d’étendre le projet à d’autres usines dans le monde, notamment en Asie, dans l’ensemble des pays européens et en Amérique du Sud.

Le déploiement de l’usine d’Aniche a commencé en juin 2017, non sans difficulté. Il existe plusieurs raisons à cela, notamment le fait que notre précédente GMAO était très structurée mais peu utilisée, et que notre cahier des charges n’était pas clairement défini dès le début. Ce déploiement a pris plus de temps que prévu car nous avions besoin de nous y retrouver d’un point de vue structurel, ce qui n’est en soit pas la faute de l’outil. Mobility Work est très ouvert, et ne force pas cette structuration, c’est la raison pour laquelle nous devons nous-mêmes avoir les idées claires quant à notre mode d’organisation.

Nous venons de déployer les deux autres sites français tout début 2018, et nous sommes en pleine phase d’expansion. Nous venons à peine d’intégrer la Chine durant le mois de mars, et nos usines en République Tchèque et en Suède devraient également être bientôt déployées. Nous espérons une validation du projet dans l’ensemble de ces usines d’ici fin mai (projet actif et retour positif des utilisateurs), nous pourrons ensuite développer Mobility Work en standard au sein de Sekurit.

 

Quels sont les avantages de Mobility Work selon vous ?

Suite à l’expérience d’Aniche, nous avons été amenés à mettre au point une nouvelle structuration, c’est à dire un standard de déploiement. N’étant soumis à aucune contrainte de la part de l’outil Mobility Work, ce fut très intéressant pour nous. Ces standards nous permettent ainsi à l’heure actuelle d'accélérer les déploiements. Cette structuration prend la forme d’un fichier Excel qui correspond, dans une version très personnalisée, à la trame d’import de données fournie par Mobility Work au début du projet, que nous avons considérablement enrichie pour obtenir un standard de déploiement dans le groupe Sekurit. Cela nous permet également de beaucoup mieux maîtriser le temps de déploiement.

C’est un des atouts majeurs de Mobility Work : cette liberté initiale nécessite de la part de l’entreprise désireuse d’effectuer un test de se structurer elle-même, tandis que l’outil ne pose en même temps aucune limite à cette structuration. Mobility Work se démarque d’autre outils très structurants qui forcent à avoir un comportement de renseignement très contraignant, et qui limitent les possibilités de personnalisation en fonction des propres besoins de l’entreprise.

En ce qui concerne les remontées des techniciens de maintenance, on distingue deux types de populations : certains d’entre eux n’ont pas l’habitude d’utiliser des smartphones et des tablettes et étaient habitués à des outils très stables, ce qui leur fournissait un certain confort, et ont ainsi plus de mal à s’habituer à ce système très ouvert ; maintenant qu’ils ont pris l’habitude, cela se passe mieux. Cette catégorie aura tout de même plutôt tendance à rentrer au bureau, à faire un rapport de mi-journée ou à la journée.

D’autre part, certaines populations sont davantage habituées aux outils numériques, et renseignent ainsi les tâches ou les rapports de façon orale grâce à l’outil de saisie vocale. Mobility Work implique en effet un changement de comportements, ce à quoi nous ne nous attendions pas forcément. Ce fut une surprise pour nous, mais une bonne surprise : cela permet d’obtenir un outil analytique plus pertinent, plus vivant, plus dynamique, ce que nous n’avions pas auparavant. Nous travaillons maintenant en temps réel. Mobility Work implique également un changement d’outils, car les techniciens étaient habitués à travailler sur PC fixe. Il s’agit d’un système d’outillage différent : smartphones, tablettes, etc., qui n’étaient pas des outils traditionnels du quotidien de la maintenance.

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Quelle est la fonctionnalité que vous utilisez le plus, dont vous ne pouvez plus vous passer ?

La plus pertinente selon moi est la possibilité de créer une tâche grâce à un outil mobile, et de l’enregistrer vocalement afin de générer un rapport, ce qui est extrêmement pratique. C’est une fonctionnalité que nous n’avions pas auparavant et qui implique forcément de changer de comportement, mais qui suscite l’intérêt des techniciens.

Personnellement, j’utilise principalement l’outil analytique, qui est amené à évoluer très prochainement pour devenir un outil en temps réel. Le groupe Sekurit, et notamment la branche automotive, est engagé dans un processus d’amélioration continue (WCM) ; la structuration dont je parlais au début permet d'obtenir un analytique beaucoup plus puissant, car structuré de la même façon dans toutes les usines, ce qui n’était pas le cas auparavant. Nous sommes encore dans la phase projet, mais j’espère rapidement bénéficier d’un outil d’analyse transversale, afin de pouvoir suivre plusieurs usines en même temps. Pour l’instant, je ne peux faire que du cas par cas, et j’attends cette possible évolution avec impatience. C’est un outil qui nous intéresse beaucoup, et qui nous permet d’aller voir de façon très macroscopique quel est l’état de santé de la maintenance de nos usines en temps réel, ou même décalé d’une heure.

 

Quelle fonctionnalité n’existant pas encore aimeriez vous voir développer en priorité sur Mobility Work ?

Dans un premier temps, l’évolution de l’outil analytique dont j’ai parlé plus haut, mais j’espère également voir venir une évolution sur le fond : c’est l’avantage et l’inconvénient de ne pas avoir de limite en termes de structuration. Aujourd’hui par exemple, une usine raisonne en termes de pertes. Au sein de Mobility Work, la perte est identifiée sur le temps passé par l’équipe de maintenance sur la machine. En revanche, on ne peut pas savoir quelle part de ce temps impacte la production, ce qui représente la vraie perte au sein d’une usine. Il ne s’agit pas uniquement du temps passé sur la machine par les techniciens, mais également du temps pendant lequel la machine n’a pas produit, car celle-ci peut très bien être en panne et continuer de produire. C’est donc une fonctionnalité que j’aimerais voir plus aboutie au sein de Mobility Work.

 

Êtes-vous satisfait de la réactivité de l’équipe de Mobility Work ?

J’ai deux réponses, liées à deux thématiques différentes :

En cas de problème (c’est à dire en cas de dysfonctionnement applicatif), l’équipe de support est très réactive, et c’est tout ce qu’on peut attendre d’une startup.

En ce qui concerne les demandes d’évolution et nouvelles fonctionnalités, je ne prendrais pas forcément en compte la notion de réactivité, mais plutôt la notion d’organisation et de hiérarchisation pour gérer le planning de déploiements et d’évolutions. Et c’est selon moi une des faiblesses des startups : j’ai parfois du mal à connaître les priorités ou à obtenir un feedback sur la hiérarchisation des problèmes.

 

En conclusion …

Le secteur automobile est très exigeant, et je le suis moi-même. Je crois dans ce projet, et j’espère que face à l’arrivée de nombreux nouveaux clients, des grands groupes pour la plupart, la satisfaction restera inchangée et que l’équipe sera suffisamment dimensionnée pour absorber la croissance et tous ces nouveaux clients.

 

Merci à M. Domas d’avoir accepté de livrer son témoignage ; les retours utilisateurs sont au cœur de notre démarche, et nous aident à améliorer notre produit au quotidien.

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