Maintenance : Prendre la bonne décision

Quelques astuces qui peuvent vous aider optimiser votre processus de prise de décision pour votre service maintenance

Il n’est pas toujours aisé de prendre la bonne décision pour un service maintenance, mais les quelques astuces qui vont suivre peuvent vous aider optimiser votre processus de prise de décision. 

Diagnostique des activités de maintenance

Maintenance préventive (ou systématique)  

Celle-ci peut se diviser en deux parties : la maintenance préventive conditionnelle qui correspond à la maintenance conditionnée par l'état du bien lors d'une visite et la maintenance préventive systématique qui correspond au remplacement du bien selon un compteur horaire/compteur de mouvements. 

Cette démarche s’appuie sur l’analyse statistique des pannes d’une machine ou de ses principaux organes.  La partie communautaire de la GMAO de l’industrie 4.0 Mobility Work vous permet d’avoir accès à ces données depuis votre historique maintenance, celui des fabricants de machines ou des autres membres de la communauté.

Ces données statistiques permettent de calculer des valeurs moyennes de durée de vie des pièces ou un temps moyen de bon fonctionnement entre deux pannes (MTBF : Mean time between failures). Celles-ci peuvent être calculées en automatique depuis l’outil d’Analytique.

Dans certains cas, la probabilité de panne est indépendante de la durée de fonctionnement, alors que dans d’autres, l’histogramme des fréquences est clairement centré autour d’une durée moyenne avec un écart type moins important.

Maintenance prévisionnelle ou prédictive  

Les données statistiques permettent également d’établir des corrélations entre la probabilité d’arrêt et l’évolution d’une variable de fonctionnement mesurable (température, vibration, etc.). On parle alors de maintenance prédictive.

Les vibrations, le bruit et la chaleur sont les signes précurseurs d’un potentiel problème, d’où l’intérêt d'analyser ces signes. Les opérateurs sont donc d’une importance vitale car ceux-ci passent plus de temps avec leurs machines que n'importe qui d'autre. Des interventions de maintenance automatiques peuvent être planifiées facilement depuis un seuil de valeur dans l’application de maintenance Mobility Work.

Maintenance curative  

Il s’agit avant tout d’éliminer les symptômes d’une panne. La maintenance proprement dite peut se décliner sous plusieurs formes. Le dépannage est une opération qui permet de remettre un équipement en état de fonctionnement, et qui s’opère après arrêt pour cause de panne.

Maintenance corrective  

Il s’agit d’éliminer la cause profonde d’une panne. Les systèmes de recueil d'informations sur les pannes trouvent rapidement leurs limites. Il ne sert en effet à rien de disposer d'un grand nombre d'informations sur les pannes si l’on n'analyse pas les causes de pannes avec pour objectif de les supprimer. Il s'agit d'un élément fondamental. Pour améliorer la fiabilité d'une machine, il faut d'abord bien connaître les incidents qui se produisent sur la machine. Pour cela il faut mettre en place un système de suivi. Cela permet de lutter en priorité contre les problèmes les plus fréquents.

Définition de l’urgence  

La communication avec les différentes parties prenantes est essentielle. Les critères de choix doivent être définis à l’avance. La priorité donnée au client semble aller de soi.  La possibilité de tagguer des machines critiques dans la GMAO Mobility Work permet d’informer rapidement les équipes sur les machines qui requièrent le plus d’attention.

Essai gratuit 14 jours - GMAO MOBILITY WORK Voir notre demo

Intervention  

Réparation  

C’est la forme la plus connue des activités de maintenance.

Améliorations et travaux neufs  

Activités destinées à prévenir les pannes répétitives

- Améliorations au coup par coup pour réduire les pannes répétitives : 

Il s’agit d’identifier les points faibles de l’installation et participer à l’élaboration ainsi qu’à la mise en œuvre de programmes d’amélioration.

- Améliorations au coup par coup pour accroître la durée de vie des machines. Ces améliorations exigent l’analyse des matériaux utilisés pour fabriquer les pièces afin d’identifier les plus résistants, de sélectionner des pièces de meilleure qualité et de concevoir de nouveaux systèmes ou organes.

Activités destinées à réduire la durée des réparations

- Analyse du diagnostic de panne : l’utilisation de dispositifs d’autodiagnostic permet de gagner un temps précieux sur le temps de recherche de la cause de la défaillance.

- Étude des méthodes de remplacement des pièces : cela peut passer par le remplacement de sous-ensembles plutôt que des pièces isolées.

Essais  

Il s’agit d’essayer l’équipement pour vérifier sa capabilité.

Mise à disposition  

Il s’agit de communiquer la disponibilité de la machine et éventuellement donner les instructions visant à éviter les problèmes rencontrés.

Gestion du ou des magasin(s) de pièces de rechange  

La gestion des pièces de rechange relève des techniques de gestion de stocks. Il existe toutefois des particularités :

L’existence de la pièce de rechange  

Dans certains cas, la machine n’est plus fabriquée et le fournisseur ne tient plus en stock la pièce de référence. L’entreprise doit prendre le risque de commander en une seule fois l’ensemble des quantités dont elle pense avoir besoin pour la vie de l’équipement. Quand le coût des pièces est élevé, il est possible de stocker les pièces mécaniques sous forme d’ébauches. Les usinages de finition sont réalisés uniquement à la demande.

Les goulots  

Dans certains cas, il peut être nécessaire de dédoubler l’équipement pour ne pas arrêter la production.

 

Processus de décision

Définir les 5 rôles principaux

Chaque processus de décision se compose de 5 étapes différentes : conseiller, documenter, valider, décider et agir.

Conseiller

Certaines personnes sont en charge de prodiguer des conseils relatifs à certains plans d’actions particuliers, de faire des propositions ou de trouver des solutions alternatives

Documenter

Pour cette étape, il s’agit de consulter les intervenants concernés au sujet des alternatives proposées, afin de fournir des informations, des faits et des jugements pertinents à partir de leur propre point de vue.

Valider

Les personnes en charge doivent accepter ces recommandations et les approuver avant de passer à l’étape suivante. Ces décideurs qui ont le droit de veto. Leur travail consiste à déterminer si le plan d’action peut être adopté, et non s’il doit être adopté.

Décider

Puis vient la prise de décision finale. Le courage dont il faut faire preuve à cette occasion est une vertu relativement peu répandue, et c’est à cette occasion, une fois les rôles décisifs attribués que vous pourrez juger du courage de vos collaborateurs !

Lors d’une prise de décision difficile, chacun doit mettre en avant les valeurs les plus importantes à ses yeux : actionnaires, employés ou clients ? Le courage consiste à défense son point de vue.

Agir

Enfin, vient le temps de l’action et de la mise en œuvre de la décision.

Abonnez-vous à notre newsletter !